Com d'Afrik

Élections locales et législatives 2025 : validation des candidatures, entre règles du jeu et guerres d’influence

À l’approche du double scrutin prévu en septembre et octobre 2025, le climat politique gabonais se tend.
Le Parti démocratique gabonais (PDG), par la voix de sa secrétaire générale Angélique Ngoma, a dénoncé le 15 août dernier des « stratégies déloyales » visant à débaucher certains de ses candidats déjà investis.

Dans un communiqué ferme, l’ancien parti au pouvoir a fustigé les tentatives d’influence exercées sur ses candidats pour les pousser à revoir leur appartenance politique. Le PDG invoque l’article 81 du Code électoral et met en garde contre des pratiques contraires à l’éthique démocratique.

🔎 Le regard de Com d’Afrik
Au-delà de l’épisode partisan, cette polémique soulève un enjeu central : la solidité et l’impartialité du processus de validation des candidatures. Le phénomène de nomadisme politique, devenu récurrent, met en lumière les fragilités d’un système électoral déjà marqué par la méfiance citoyenne.

La question est double : comment garantir que la validation des candidatures repose uniquement sur des critères légaux et transparents, sans interférences politiques ? Et comment restaurer la confiance des électeurs dans un contexte où les ambitions individuelles semblent parfois primer sur l’intérêt collectif ?

Derrière les accusations du PDG envers l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), c’est tout l’équilibre du jeu démocratique qui est en jeu. Les élections locales et législatives de 2025 seront ainsi un véritable test : celui de la transparence, de la légitimité des candidatures, et, plus largement, de la maturité du système politique gabonais.

 

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