La campagne électorale pour le second tour des législatives a débuté ce mardi 1er octobre et s’étendra jusqu’au 10 octobre. L’annonce a été faite par Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, également président de la CNOCER, à travers un communiqué daté du 30 septembre.
Cette nouvelle étape est déterminante dans le renouvellement de l’Assemblée nationale. Après un premier tour marqué par une participation notable, les électeurs sont de nouveau appelés à trancher entre les candidats encore en compétition dans plusieurs circonscriptions.
Un scrutin sous surveillance renforcée
Le ministre a rappelé aux partis et aux candidats l’importance de respecter strictement les lois en vigueur concernant les rassemblements politiques, les réunions publiques et le maintien de l’ordre. Une mise en garde qui illustre la volonté des autorités d’éviter tout débordement, alors que le climat électoral reste parfois tendu.
L’UDB consolide son avantage
Avec plus de 55 sièges déjà remportés au premier tour, l’Union pour la Démocratie et le Bien-être (UDB) aborde ce second tour en position favorable. Le parti vise désormais les 77 sièges en ballotage, ce qui pourrait lui assurer une majorité absolue au sein de l’Assemblée nationale.
Une phase décisive pour tous les acteurs
Alliances locales, reports de voix, stratégie de terrain et mobilisation des électeurs : ce second tour s’annonce crucial, notamment dans certaines circonscriptions où les rapports de force demeurent incertains. La CNOCER appelle les électeurs à rester mobilisés et à voter dans la sérénité, afin que ce scrutin reflète la volonté populaire.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Au-delà de la dynamique électorale, ce second tour représente un véritable test pour la démocratie gabonaise. L’UDB apparaît comme le grand favori, mais la compétition demeure ouverte dans plusieurs zones stratégiques où les équilibres locaux pourraient faire la différence.
La fermeté affichée par les autorités traduit une volonté de sécuriser le processus, mais elle souligne également la fragilité du climat politique. Si le premier tour a montré une mobilisation forte, la question reste entière : les électeurs maintiendront-ils le même niveau d’engagement au second tour ?
Enfin, l’enjeu dépasse le simple décompte des sièges : il s’agit d’un moment charnière pour la stabilité institutionnelle du pays et pour la crédibilité des acteurs politiques dans leur capacité à respecter les règles du jeu démocratique.
👉 Le 11 octobre, date prévue pour les résultats définitifs, pourrait marquer une recomposition politique majeure au Gabon.