Le gouvernement gabonais veut faire passer la contribution du secteur forêt-bois aux recettes publiques de 41 milliards FCFA en 2023 à plus de 100 milliards FCFA à l’horizon 2030.
L’annonce a été faite par le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, lors du Forum économique forestier 2025, ouvert le 8 septembre à Libreville.
Pendant deux jours, décideurs publics, experts, bailleurs et partenaires techniques échangent autour de quatre grands thèmes :
- 🌲 Production et transformation du bois
- 🚛 Transport et logistique
- ♻️ Crédit carbone et financements verts
- 🌐 Marchés internationaux et africains
L’ambition est claire : stimuler une croissance durable, renforcer la compétitivité du secteur et préserver les ressources naturelles.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Le cap fixé par le gouvernement traduit une volonté de réinventer le modèle forestier gabonais. Passer de 41 à 100 milliards FCFA de recettes en sept ans suppose non seulement une meilleure formalisation des acteurs, mais aussi une lutte accrue contre l’exploitation illégale et un suivi rigoureux de la traçabilité du bois.
Au-delà de l’aspect budgétaire, cette stratégie soulève une question centrale : comment concilier l’impératif économique avec la préservation écologique dans un pays qui abrite 88 % de couverture forestière ?
Si le pari est réussi, le Gabon pourrait s’imposer comme un modèle africain de gestion durable des forêts, alliant croissance, attractivité internationale et leadership en matière de financements verts. Mais la réussite dépendra de la capacité de l’État à transformer les engagements en réformes concrètes et durables.