Portée disparue durant plusieurs heures, Épiphanie Diele Maganga, dont l’avis de recherche a largement circulé sur les réseaux sociaux, a finalement regagné sa famille saine et sauve. Une disparition volontaire, liée à un profond mal-être psychologique, qui aura suscité une vive émotion nationale et mobilisé proches, autorités et acteurs du web.
Dans la nuit du 25 décembre 2025, Épiphanie Diele Maganga se rend au domicile du père de sa fille, au quartier PK 13, afin d’y déposer des médicaments destinés à leur enfant souffrant. Après avoir envisagé d’y passer la nuit, elle y renonce, faute de conditions d’hébergement adéquates. Elle commande alors un taxi Gozem et se rend à Alibandeng, chez un ami de confiance, Hugo Ongouma Ngouandzila, où elle décide de passer la nuit.
Au cours de leur échange, la jeune femme se confie longuement sur ses difficultés personnelles et son état psychologique fragile. Le lendemain matin, elle informe son hôte de son intention de s’isoler afin de « faire le vide », expliquant se sentir incomprise et éprouver le besoin de se recentrer, loin de toute interaction. Elle quitte ainsi le domicile aux environs de 8 heures, sans préciser sa destination, demandant expressément que sa présence sur place ne soit pas révélée et rassurant sur son état physique.
Épiphanie Diele Maganga se rend ensuite à la Sablière, où elle passe la journée seule, téléphone éteint, dans une volonté d’isolement total. Cependant, son silence prolongé alerte rapidement sa famille. Inquiets et marqués par de récentes disparitions tragiques, notamment celle du jeune Cameron Pascal Loko, ses proches tentent de la joindre à plusieurs reprises, en vain.
Face à l’absence de nouvelles, un avis de recherche est lancé et massivement relayé sur les réseaux sociaux, avec le soutien de nombreux créateurs de contenus. L’affaire prend alors une ampleur nationale. Informé de la situation, Hugo Ongouma Ngouandzila tente à son tour de contacter la jeune femme afin de la convaincre de regagner sa famille. Parallèlement, les forces de sécurité, saisies par la famille, procèdent à des vérifications et se rendent à son domicile dans le cadre de l’enquête.
C’est finalement au cours de la journée du 26 décembre 2025 qu’un contact est établi. Informée de l’inquiétude généralisée et de l’intervention des autorités, Épiphanie Diele Maganga décide de rentrer à son domicile. Elle y découvre que les forces de sécurité s’y sont déjà rendues, confirmant l’ampleur de la mobilisation suscitée par sa disparition.
Si l’affaire s’est heureusement conclue sans drame, Épiphanie Diele Maganga devra être entendue par le procureur de la République pour trouble à l’ordre public, conformément à la procédure en vigueur.
🖋️ Le regard de Comme d’Afrik
Au-delà du soulagement suscité par ce dénouement heureux, cette affaire met en lumière une réalité souvent reléguée au second plan : la fragilité psychologique et le mal-être émotionnel, notamment chez les jeunes femmes, dans un contexte social marqué par les pressions multiples et les traumatismes récents.
Elle rappelle également la puissance des réseaux sociaux, capables de mobiliser rapidement l’opinion publique, mais aussi la nécessité d’un meilleur accompagnement psychologique pour prévenir que des détresses silencieuses ne se transforment en angoisses collectives. Plus que jamais, écouter, soutenir et prendre au sérieux la santé mentale demeure un enjeu de société majeur.