Le Conseil des ministres du 8 septembre 2025 a acté le départ de Fabrice Andjoua Bongo Ondimba, jusque-là Directeur général de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF).
Nommé en septembre 2023, dans les premières heures de la Transition, il était l’un des derniers fils de feu Omar Bongo Ondimba à occuper un poste de haut rang dans l’administration.
Depuis deux mois, son image était fragilisée par une fronde syndicale. Les agents, regroupés au sein du SAACCRF, l’accusaient d’une gestion « à distance » depuis Dubaï et dénonçaient un manque de leadership opérationnel. Leur grève illimitée avait fini par paralyser le fonctionnement de la direction.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Ce limogeage révèle les tensions entre attentes sociales et pratiques managériales au sein de l’administration gabonaise. La transition s’était engagée à incarner une nouvelle gouvernance : or, le cas de la DGCCRF illustre les limites d’un système encore marqué par l’héritage des anciens réseaux politiques.
Au-delà du symbole, cette décision traduit une exigence croissante de redevabilité des hauts fonctionnaires face aux citoyens et aux agents publics. Elle pose aussi la question de la capacité de l’État à renouveler ses cadres en favorisant la compétence et la proximité plutôt que le nom ou le statut social.
Le départ de Fabrice Andjoua Bongo pourrait donc apparaître comme un signal fort : celui d’une administration appelée à se réinventer pour répondre aux impératifs de la Transition et aux aspirations des Gabonais.