À El Fasher, au Darfour, l’armée soudanaise affirme avoir conduit une « opération spéciale » ayant permis de neutraliser plusieurs mercenaires étrangers. Selon les autorités militaires, certains de ces hommes — identifiés comme ukrainiens et colombiens — auraient apporté leur expertise aux Forces de soutien rapide (FSR), en qualité d’ingénieurs spécialisés dans les drones ou de tireurs d’élite.
Ces révélations renforcent l’idée que le conflit soudanais dépasse largement les frontières nationales, avec une implication directe d’acteurs étrangers qui vient complexifier encore davantage une guerre déjà marquée par sa brutalité et ses multiples ramifications.
Le regard de Com d’Afrik
Cette annonce, bien que difficile à vérifier de manière indépendante, soulève plusieurs enjeux majeurs. D’une part, elle confirme la tendance des conflits africains à devenir des théâtres d’affrontement internationalisés, où des mercenaires et puissances extérieures s’invitent, souvent pour des intérêts stratégiques ou économiques. D’autre part, elle met en évidence la fragilité des institutions locales, incapables à elles seules de contenir la violence et contraintes de dénoncer une ingérence étrangère.
Au-delà des faits, cette situation interroge sur l’avenir du Soudan : comment bâtir une paix durable quand les acteurs en présence se multiplient, rendant toute solution politique plus difficile à atteindre ? Ce type d’annonce pourrait également servir de levier diplomatique, visant à rallier le soutien international en faveur de l’armée soudanaise, tout en jetant une lumière crue sur le rôle trouble des mercenaires dans les conflits contemporains.