La Côte d’Ivoire affiche sa volonté de renforcer la discipline budgétaire en visant un déficit public ramené à 2,9 % du PIB d’ici 2026, conformément aux critères de convergence de l’UEMOA.
Après un déficit de 5,1 % en 2023, et de 6,6 % en 2021, le gouvernement met en œuvre une réforme structurelle ambitieuse des finances publiques, incluant :
- La digitalisation des procédures fiscales,
- La lutte contre la fraude et l’évasion fiscale,
- La mobilisation accrue des recettes nationales.
Cette politique d’austérité ciblée intervient en période électorale, un contexte où le gouvernement entend démontrer sa capacité à combiner rigueur financière et maintien de l’investissement public, moteur d’une croissance inclusive et durable.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
La trajectoire adoptée par la Côte d’Ivoire illustre un équilibre délicat entre discipline budgétaire et développement économique.
Réduire le déficit public est essentiel pour préserver la crédibilité du pays auprès des partenaires financiers et maintenir l’accès au financement extérieur à des conditions favorables.
Cependant, en pleine période électorale, la mise en œuvre de mesures de rigueur peut générer des tensions sociales, surtout si les populations perçoivent une réduction des dépenses publiques comme un frein à l’accès aux services essentiels.
L’enjeu majeur réside donc dans la communication et la transparence des réformes, afin que la population comprenne que discipline financière et croissance inclusive peuvent coexister. Une bonne gouvernance budgétaire peut ainsi devenir un levier de confiance et de stabilité politique, tout en soutenant le développement économique à long terme.