Le climat préélectoral en Côte d’Ivoire s’alourdit à la suite de la mort d’un manifestant de 22 ans, tué par balle le 13 octobre à Bonoua, dans le sud du pays.
Selon les informations relayées par la police nationale, la victime aurait été atteinte à la mâchoire par un projectile tiré depuis un véhicule tout-terrain non identifié, lors d’un rassemblement contre la candidature du président Alassane Ouattara pour un quatrième mandat.
Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame et identifier les auteurs.
Ce nouvel épisode de violence intervient alors que le pays se prépare à une élection présidentielle sous haute tension, marquée par le rejet des candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam par le Conseil constitutionnel, et une interdiction générale des manifestations de rue.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
Cet incident tragique illustre la fragilité du climat politique ivoirien, où les tensions entre pouvoir et opposition se cristallisent à l’approche du scrutin.
La mort d’un manifestant, dans un contexte déjà polarisé, vient raviver les plaies d’un passé électoral encore sensible, rappelant les crises qui ont marqué la vie politique du pays depuis deux décennies.
Au-delà du drame humain, cet événement pose une question cruciale : la Côte d’Ivoire est-elle prête pour une élection apaisée et crédible ?
Entre restrictions des libertés publiques, contestation de la légitimité des candidatures et méfiance entre acteurs politiques, la société ivoirienne semble à nouveau au bord d’une dynamique de confrontation.
Il revient désormais aux institutions et aux leaders politiques de préserver le dialogue et d’éviter que cette tension préélectorale ne se transforme en cycle de violences.
Le défi pour la Côte d’Ivoire est immense : consolider sa démocratie sans compromettre la paix civile.