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Côte d’Ivoire : polémique autour du bouleversement du calendrier électoral

La Commission électorale indépendante (CEI) a annoncé, ce jeudi 14 août, son intention d’avancer les élections législatives au 27 décembre 2025, alors qu’elles étaient initialement prévues en mars 2026.
Si cette décision est validée par l’exécutif, le scrutin se tiendrait seulement deux mois après la présidentielle, un calendrier jugé contraignant et précipité par une partie de l’opposition.

🎙️ Le regard de Com d’Afrik

Ce choix de la CEI ouvre un débat sensible sur la crédibilité et la transparence du processus électoral en Côte d’Ivoire. Organiser deux scrutins majeurs dans un laps de temps aussi rapproché pourrait fragiliser la participation citoyenne, tester la capacité logistique de l’administration électorale et accentuer les tensions politiques déjà perceptibles.

Pour l’opposition, ce calendrier rapproché pourrait avantager le parti au pouvoir, déjà mobilisé pour la présidentielle, au détriment d’une préparation équitable pour les législatives. Mais il reflète aussi une tendance plus large dans certains pays africains : condenser les échéances électorales afin de limiter les coûts et de maintenir un rythme politique resserré.

La question essentielle demeure : cette accélération contribuera-t-elle à renforcer la démocratie en Côte d’Ivoire ou, au contraire, risque-t-elle d’éroder la confiance des électeurs dans les institutions ?

 

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