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CÔTE D’IVOIRE : Laurent Gbagbo dénonce une « confiscation du pouvoir » après son exclusion du scrutin

À quelques jours de la présidentielle ivoirienne du 25 octobre, la tension politique s’intensifie.
Laurent Gbagbo, écarté du scrutin en raison d’une condamnation judiciaire, a qualifié le processus électoral de « coup d’État civil » et de « braquage électoral », lors d’une interview accordée au média panafricain AFO Media.
L’ancien chef d’État, qui ne s’était plus exprimé depuis août, a réaffirmé son soutien aux manifestants de l’opposition, tout en appelant à la retenue et au refus de toute confrontation violente.

L’opposition ivoirienne, réunissant plusieurs figures dont Tidjane Thiam, dénonce un processus électoral biaisé et la candidature à un quatrième mandat du président Alassane Ouattara, en place depuis 2011.
Alors que les manifestations ont été interdites par les autorités, le climat politique s’alourdit, ravivant le souvenir des crises post-électorales qui ont marqué la Côte d’Ivoire au cours des deux dernières décennies.

👁️ Le regard de Com d’Afrik

Cette sortie médiatique de Laurent Gbagbo, bien que symbolique, révèle la fragilité démocratique persistante du paysage politique ivoirien.
Elle souligne aussi la fracture entre institutions et opposition, dans un contexte où les règles du jeu électoral peinent à inspirer confiance à toutes les parties prenantes.

Pour Com d’Afrik, cette séquence traduit une crise de légitimité politique plus profonde : celle d’un système électoral perçu comme verrouillé, où l’exclusion des adversaires majeurs compromet la crédibilité du scrutin avant même son issue.
L’enjeu dépasse la seule figure de Gbagbo : il s’agit désormais de réconcilier la nation avec sa démocratie, en restaurant la transparence, l’équité et la participation citoyenne, fondements d’une stabilité durable.

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