Com d'Afrik

Corridors industriels africains : quand les routes deviennent moteurs de croissance

Les coûts diminuent, les exportations augmentent, et les investisseurs commencent à se tourner vers l’Afrique. Pourtant, tout n’est pas simple : certains corridors font face à des goulets d’étranglement politiques, une faible maintenance des infrastructures et des intérêts nationaux concurrents.

Le Corridor central en Tanzanie et le Corridor Abidjan–Lagos connaissent encore des retards logistiques et douaniers qui freinent la compétitivité. Mais derrière ces défis se cachent des opportunités d’investissement majeures.

Avec la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine), ces corridors se transforment progressivement en chaînes de valeur continentales : imaginez le cuivre extrait en Zambie, transformé au Kenya, assemblé en Éthiopie, puis expédié via Djibouti. Ce n’est pas une utopie, c’est la feuille de route du réveil industriel africain.

De Mombasa à Kisumu, de Lagos à Kano, et de Durban à Johannesburg, ces routes relient les ports aux zones de production et l’intérieur aux marchés d’exportation. Leur force ne réside pas seulement dans le béton et l’acier, mais dans la coordination des infrastructures, de l’énergie et des politiques commerciales. Un camion qui mettait dix jours pour livrer peut désormais le faire en deux.

📰 Le regard de Com d’Afrik

Les corridors industriels africains ne sont pas de simples voies de transport : ils sont le socle d’une transformation économique majeure.

  • Connecter pour créer de la valeur : La force de ces corridors réside dans leur capacité à relier les acteurs économiques, à fluidifier les échanges et à réduire les coûts logistiques.

  • Stimuler l’investissement et l’industrialisation : Chaque goulet d’étranglement identifie un point d’intervention pour le secteur privé et les investisseurs, transformant un défi en opportunité.

  • Favoriser l’intégration régionale : En alignant transport, énergie et commerce, l’Afrique crée des chaînes de valeur continentales, un vecteur clé de la ZLECAf et du développement durable.

En somme, ces corridors ne sont pas seulement des routes : ils incarnent l’ambition et la renaissance industrielle du continent, et pourraient transformer l’Afrique en un hub économique intégré et compétitif.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *