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Compétitivité des talents en Afrique : Maurice, Seychelles et Afrique du Sud en tête en 2025

Selon le Global Talent Competitiveness Index (GTCI) 2025, Maurice, les Seychelles et l’Afrique du Sud se démarquent comme les destinations africaines les plus attractives pour les talents. La République de Maurice se distingue particulièrement en atteignant le 4ᵉ rang mondial, reflétant ses efforts soutenus en matière d’éducation, d’innovation et d’adaptabilité de sa main‑d’œuvre.

Le classement a évalué 135 pays, représentant 93 % de la population mondiale et 97 % du PIB, sur la base de 77 indicateurs : efficacité gouvernementale, accès à Internet dans les établissements éducatifs, tolérance envers les immigrés, protection sociale, compétences numériques et adoption de l’intelligence artificielle.

Le top 10 africain est complété par le Cap-Vert (83ᵉ), le Botswana (85ᵉ), la Tunisie (88ᵉ), la Namibie (90ᵉ), l’Égypte (94ᵉ), l’Algérie (96ᵉ) et le Maroc (98ᵉ). À l’échelle mondiale, Singapour conserve la première place, suivie de la Suisse, du Danemark, de la Finlande et de la Suède, tandis que les grandes puissances économiques se situent plus bas : États‑Unis (9ᵉ), Allemagne (17ᵉ), Japon (28ᵉ), Chine (53ᵉ) et Inde (100ᵉ).

Malgré des progrès en connectivité, employabilité et qualité de l’éducation, l’Afrique subsaharienne reste en moyenne à 30,8 points, le score le plus faible au monde. Les principaux obstacles résident dans la rigidité du marché du travail et le déficit de formation aux compétences avancées.

Le regard de Com d’Afrik

Le GTCI 2025 illustre clairement les écarts structurels qui freinent la compétitivité des talents africains. Maurice et les Seychelles montrent que des politiques ciblées sur l’éducation, l’innovation et l’ouverture à l’international peuvent transformer un pays en hub attractif pour les talents.

Pour Com d’Afrik, ces résultats soulignent que l’Afrique subsaharienne doit intensifier ses réformes pour rendre le marché du travail plus flexible et multiplier les programmes de formation aux compétences numériques et avancées. Attirer et retenir les talents ne dépend plus uniquement de l’attractivité économique, mais aussi de la capacité des États à créer un environnement propice à l’innovation, à l’inclusion et à la mobilité professionnelle.

 

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