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Comores : Raanti A., 27 ans, accuse un ministre de viol et brise le silence

« Je sais que c’est perdu d’avance, mais je ne veux plus me taire ». Ces mots poignants sont ceux de Raanti A., une jeune femme comorienne aujourd’hui réfugiée en France, qui vient de déposer plainte pour viol contre un ministre en exercice de son pays.

Dans un témoignage glaçant, elle affirme avoir été victime de violences sexuelles et d’actes de cruauté perpétrés par plusieurs personnalités de son archipel natal. « Je respire, mais mon âme a quitté mon corps depuis cinq ans », confie-t-elle, assise sur son canapé, la voix brisée par les souvenirs.

🎙️ Le regard de Com d’Afrik

Au-delà des faits, cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur le poids du silence, l’impunité au sein des sphères de pouvoir et le sort des femmes victimes de violences sexuelles dans certains contextes politiques africains.

Raanti A. sait que son combat sera difficile. Dans des sociétés où l’autorité des dirigeants reste rarement contestée, porter plainte contre un ministre revient souvent à défier un système entier. Pourtant, son acte de parole est un acte de résistance — et un appel à la justice.

Ce témoignage met en lumière le courage de celles qui, malgré la peur, choisissent la parole face à l’omerta. Il interpelle sur l’urgence d’un cadre juridique plus protecteur et d’une société civile mobilisée autour des droits fondamentaux des femmes.

 

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