Le 1er septembre 2025, la mairie de Libreville a mené une opération musclée autour de l’École publique de Nzeng-Ayong 2 pour déguerpir les commerces anarchiques qui proliféraient dans l’environnement scolaire. Objectif : protéger les élèves, assainir l’espace public et restaurer l’autorité municipale.
Ces installations informelles, selon la mairie, facilitaient la vente d’alcool, de substances illicites et la multiplication de dépôts sauvages, mettant en danger la sécurité et le bien-être des enfants.
Sous l’impulsion du Délégué spécial Adrien Nguema Mba et supervisée par Louis Pascal Moukambi, directeur général adjoint, l’opération s’inscrit dans une stratégie plus large d’assainissement urbain et de sécurisation des établissements scolaires.
La mairie a également annoncé que cette initiative sera étendue à d’autres écoles, avec un suivi pour éviter toute réinstallation des commerces illégaux.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette opération, au-delà de son aspect coercitif, soulève plusieurs enjeux. Elle traduit d’abord une volonté claire des autorités locales de reprendre le contrôle de l’espace public, longtemps marqué par une tolérance vis-à-vis de l’informel. Mais elle interroge aussi sur la durabilité de la mesure : le déguerpissement est une réponse immédiate, mais pas toujours une solution définitive.
L’enjeu sera d’articuler répression et alternatives. Car derrière ces commerces anarchiques, il y a souvent des réalités économiques : petits vendeurs, familles dépendantes de cette activité pour survivre. La réussite de cette politique dépendra donc de la capacité de la mairie à proposer, en parallèle, des solutions de réinsertion économique ou d’espaces de commerce réglementés.
Si l’opération est saluée par les parents et enseignants, la véritable victoire se mesurera à long terme : un environnement scolaire plus sûr, plus propre, mais aussi une gestion plus équilibrée entre ordre public et inclusion sociale.