Selon les données du ministère de l’Économie, le commerce des produits pétroliers raffinés au Gabon reste une activité majeure pour les quatre principaux marketeurs du pays.
👉 En 2024, les ventes ont progressé de 6,2 %, atteignant 782 417 tonnes métriques, contre 736 808 tonnes en 2023. Cette croissance est portée par une demande soutenue, notamment grâce à l’essor du transport et aux grands chantiers de construction.
⚠️ Toutefois, le chiffre d’affaires global a reculé de 19,8 %, pour s’établir à 525 milliards de FCFA, en raison de la baisse des prix des carburants industriels.
Les investissements enregistrent une chute spectaculaire de 85,7 % (2 milliards FCFA), limités à l’entretien et au renouvellement du matériel.
Côté social, les effectifs ont progressé de 6,7 % (512 agents), mais la masse salariale a légèrement baissé de 0,7 % (14,9 milliards FCFA).
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Ces chiffres révèlent une réalité contrastée. Si la consommation pétrolière continue d’augmenter, reflet d’une économie encore dépendante du transport et des chantiers publics, la rentabilité du secteur s’érode. La baisse du chiffre d’affaires et des investissements souligne la vulnérabilité de ce marché face aux fluctuations des prix internationaux.
Deux constats s’imposent :
1️⃣ La dépendance persistante à un secteur à forte volatilité expose l’économie nationale à des risques structurels.
2️⃣ Le faible niveau d’investissement met en lumière l’absence d’une stratégie ambitieuse de modernisation ou de diversification, pourtant essentielle pour préparer l’après-pétrole.
À moyen terme, cette situation interroge sur la capacité du pays à transformer ses revenus pétroliers en leviers durables de croissance, au-delà de la simple consommation.