La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) appelle une nouvelle fois les établissements de microfinance (EMF) de la zone CEMAC à renforcer sans délai leurs dispositifs de contrôle interne.
Un rappel qui intervient dans un contexte marqué par une pression réglementaire accrue et des risques croissants pour la stabilité financière du secteur.
➡️ Sept ans après l’entrée en vigueur du règlement en la matière, de nombreux EMF sont encore loin de la mise en conformité. Parmi les obstacles recensés :
- Manque de sensibilisation des dirigeants et du personnel aux obligations légales.
- Coût élevé de la mise en place d’un dispositif efficace (audit, recrutement de ressources spécialisées, outils de suivi).
Pourtant, un contrôle interne solide est essentiel : il fiabilise les opérations, limite les risques (fraude, erreurs, déviations), renforce la confiance des clients et investisseurs, et assure la pérennité des EMF.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Le rappel de la COBAC traduit une inquiétude persistante : malgré les textes en vigueur, une partie des EMF reste dans une zone grise, exposant leurs clients et l’ensemble du système financier régional à des risques élevés.
Ce retard de conformité révèle un double problème : une gouvernance encore fragile et des moyens financiers limités pour investir dans des outils de contrôle adaptés. Or, dans un secteur qui sert de passerelle essentielle à l’inclusion financière, ces failles ne sont pas anodines.
La véritable urgence réside désormais dans la capacité des EMF à conjuguer rigueur et innovation. Car au-delà du respect réglementaire, c’est la crédibilité même de la microfinance qui se joue, ainsi que la confiance de millions d’usagers qui y voient un levier pour sortir de la précarité.