Le 26 août 2025, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a franchi une étape inédite en portant son offre de liquidité aux banques commerciales de la zone CEMAC à 600 milliards de FCFA.
Cette mesure vise à répondre aux besoins croissants de financement des établissements bancaires, tout en renforçant la stabilité du système financier régional.
Elle s’inscrit dans une politique monétaire accommodante, pensée pour faciliter l’accès au crédit, soutenir les entreprises, les particuliers et, in fine, dynamiser l’activité économique dans la sous-région.
Toutefois, si l’initiative apporte une bouffée d’oxygène au secteur bancaire, elle soulève également la question de la gestion prudente de la liquidité et des risques potentiels d’inflation.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette décision de la BEAC révèle plusieurs dynamiques clés :
- Un signal fort de soutien : à travers cette injection record, la banque centrale réaffirme son rôle de garant de la stabilité financière, face à un contexte économique marqué par des tensions.
- Un levier pour la relance économique : en élargissant l’accès au crédit, cette mesure pourrait favoriser l’investissement productif et stimuler la croissance, à condition que les banques répercutent effectivement cette liquidité vers les PME et ménages.
- Un équilibre délicat : si l’injection est massive, son succès dépendra de la capacité à éviter les dérives inflationnistes et à assurer une gestion responsable des flux de liquidité.
En clair, la BEAC joue une carte stratégique : insuffler de la confiance et soutenir l’économie, tout en préservant l’équilibre monétaire de la zone CEMAC.