Com d'Afrik

CAN 2025 : à quelques semaines du coup d’envoi, où en sont réellement les sélections africaines ?

À l’approche du match d’ouverture prévu le 21 décembre à Rabat entre le Maroc et les Comores, les sélections qualifiées affinent leurs préparatifs. Vingt des vingt-quatre équipes engagées ont profité de la trêve internationale de novembre pour enchaîner les rencontres amicales et jauger leurs forces.

Les quatre autres — le Gabon, le Cameroun, la RDC et le Nigeria — étaient mobilisées pour le second tour des éliminatoires du Mondial 2026, une configuration qui laisse entrevoir des dynamiques très contrastées à un mois du coup d’envoi.

Cameroun : un mélange de turbulences sportives et de tensions institutionnelles

Le Cameroun, fidèle à une tradition malheureuse de crises pré-compétition, traverse une période agitée.

Éliminés par la RDC (0-1) en barrage de la zone Afrique pour la Coupe du monde le 13 novembre, les Lions indomptables abordent la CAN dans un climat de défiance interne.

Le président de la FECAFOOT, Samuel Eto’o, multiplie les manœuvres pour écarter le sélectionneur Marc Brys, arrivé en avril 2024 et dont il n’a jamais validé la nomination.

Ces frictions au sommet fragilisent une équipe déjà bousculée sportivement, à quelques semaines de la compétition.

Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette phase préparatoire révèle un paysage continental profondément hétérogène.

Alors que certaines nations avancent avec stabilité, d’autres, comme le Cameroun, peinent à sortir d’un cycle de conflits internes qui parasitent leurs performances. La CAN 2025 se jouera autant sur les pelouses que dans les coulisses : cohésion administrative, continuité technique et sérénité institutionnelle seront des facteurs tout aussi déterminants que la forme des joueurs.

Les équipes engagées naviguent entre ambitions, incertitudes et pressions populaires. La RDC et le Nigeria semblent monter en puissance, tandis que le Gabon tente de trouver son équilibre entre renouveau et réalisme.

Cette édition s’annonce passionnante, mais aussi imprévisible : dans un contexte où les grandes nations du football africain n’abordent pas la compétition avec le même niveau de stabilité, les surprises pourraient être nombreuses.

La véritable question est désormais claire : la CAN 2025 consacrera-t-elle les sélections les mieux préparées sportivement ou celles capables de gérer la tempête en dehors du terrain ?

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