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Cameroun : Villes mortes, une mobilisation partagée après la présidentielle

Au Cameroun, l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui revendique la victoire à la présidentielle et se positionne comme deuxième, a appelé à trois journées de villes mortes pour dénoncer ce qu’il qualifie de « hold-up électoral ».

Le premier jour de cette mobilisation, lundi, a été suivi massivement à Douala et dans les régions du Nord, tandis que le reste du pays a observé une participation plus contrastée.

Cette action illustre la montée des tensions post-électorales et la détermination de l’opposition à contester les résultats officiels.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

L’opération « villes mortes » montre à la fois la force symbolique et les limites pratiques des mouvements de protestation politique au Cameroun. Si certains bastions urbains et régionaux ont répondu présents, la participation inégale révèle une fracture géographique et sociale dans l’adhésion à l’opposition.

Pour les observateurs, cette mobilisation traduit aussi une méfiance persistante envers le processus électoral, mais elle pose la question de l’efficacité de ce type de protestation dans un contexte où le contrôle de l’État sur les grandes villes et infrastructures est solide.

Au-delà de l’opposition, le défi pour le Cameroun reste de préserver la stabilité tout en respectant les droits civiques, dans un contexte où les tensions post-électorales peuvent rapidement affecter la vie économique et sociale.

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