Le Cameroun s’apprête à vivre un moment politique décisif. À la veille du scrutin présidentiel prévu pour le 12 octobre, la campagne électorale s’achève dans une atmosphère d’effervescence et de forte mobilisation.
À 92 ans, le président Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, sollicite un huitième mandat. Face à lui, neuf candidats poursuivent la course, parmi lesquels Bello Bouba Maïgari et Issa Tchiroma Bakary, particulièrement présents dans le Grand Nord.
Les derniers meetings à Yaoundé, Douala et Foumban témoignent d’une intensité politique rare, entre ferveur populaire, calculs stratégiques et appels au calme. Le pays tout entier retient son souffle à l’approche d’un vote dont les résultats pourraient façonner la trajectoire politique du Cameroun pour les années à venir.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette fin de campagne marque un tournant symbolique dans l’histoire politique du Cameroun.
D’un côté, Paul Biya incarne une continuité de l’État mais aussi une longévité qui interroge dans un contexte de renouvellement générationnel. De l’autre, une opposition morcelée, peinant à s’unir autour d’un projet commun, tente d’exister face à un système solidement ancré.
Pour Com d’Afrik, l’enjeu dépasse le simple résultat des urnes : il s’agit avant tout de la vitalité démocratique d’un pays qui aspire à l’alternance, à la transparence électorale et à une meilleure représentativité politique.
À l’aube du scrutin, le défi pour le Cameroun reste le même : transformer la participation populaire en un véritable levier de changement, dans un climat pacifique et inclusif.