Dans un texte poignant, Roland Kwemain, ancien Président Mondial de la Jeune Chambre Internationale (JCI), dénonce les obstacles à la mobilité des Africains sur le continent. Tirant de son expérience personnelle, il illustre un paradoxe criant : pour visiter 28 pays africains, il lui a fallu 24 visas différents, alors qu’un seul visa européen, japonais ou américain lui permettait de circuler librement dans de nombreux pays hors d’Afrique.
Ce constat va bien au-delà d’une anecdote personnelle. Il met en lumière les freins structurels à l’intégration africaine : dépendance aux matières premières, faible industrialisation, dette publique élevée, systèmes monétaires hérités, gouvernance fragile, fuite des cerveaux et entraves à la mobilité du capital humain.
Pour Roland Kwemain, la solution est claire et urgente :
- Zéro visa pour les Africains en Afrique ;
- Une monnaie africaine crédible et commune ;
- Des infrastructures intégrées facilitant les échanges et la mobilité.
Plusieurs pays montrent déjà la voie : Sénégal, Gambie, Seychelles, Bénin, Rwanda, Ghana, Burkina Faso, Kenya. Pour Kwemain, ces initiatives doivent passer de l’exception à la norme, car la souveraineté économique commence par la libre circulation des Africains sur leur continent.
🔍 Le regard de Com d’Afrik 👁️
L’appel de Roland Kwemain touche au cœur de la construction d’une Afrique forte et unie.
Com d’Afrik souligne que la mobilité interne est un levier stratégique : elle favorise l’intégration économique, l’innovation, la circulation des talents et des capitaux.
Limiter les déplacements des citoyens africains fragilise non seulement l’économie mais aussi la capacité politique du continent à affirmer son indépendance face aux acteurs extérieurs.
Une Afrique qui ose lever ses frontières internes et harmoniser ses systèmes pourra véritablement devenir une force économique équivalente à celle d’un éléphant, puissant et unifié.