À trois semaines de l’élection présidentielle, le climat politique s’intensifie à Yaoundé. Selon des informations révélées par Jeune Afrique, la présidence camerounaise a commandé deux rapports confidentiels aux services de renseignements, directement destinés au chef de l’État Paul Biya.
📌 Contenu des rapports :
- Le premier analyse les tensions internes au sein du parti présidentiel, évoquant le risque d’un possible « coup d’État politique ».
- Le second propose une simulation du scrutin du 12 octobre 2025, mettant en lumière divers scénarios autour des forces et faiblesses de la majorité au pouvoir.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Ces révélations témoignent d’une inquiétude palpable au sommet de l’État. Après plus de quatre décennies de pouvoir, Paul Biya aborde une élection où la question de la légitimité et de la succession devient incontournable.
La commande de tels rapports révèle deux choses :
1️⃣ Le régime prend au sérieux la menace de fractures internes, souvent plus déstabilisatrices que l’opposition elle-même.
2️⃣ La volonté de tester, via des simulations, les scénarios électoraux laisse entrevoir une préparation stratégique, mais aussi une crainte d’imprévisibilité dans un contexte régional et international en mutation.
En filigrane, cette situation pose une question plus large : le Cameroun se dirige-t-il vers une élection classique, ou vers un moment charnière de son histoire politique ?