Le militant et défenseur de la démocratie, Anicet Ekane, s’est éteint, laissant derrière lui un héritage de lutte politique intense. Figure historique de l’opposition, il s’était illustré par ses prises de position anti-coloniales et son engagement nationaliste, défiant successivement les pouvoirs d’Ahmadou Ahidjo à Paul Biya.
Lors de la présidentielle d’octobre, Anicet Ekane s’était d’abord rapproché de Maurice Kamto, avant de soutenir Issa Tchiroma Bakary après l’invalidation de la candidature du leader du MRC. Arrêté fin octobre, il aura finalement payé le prix fort de son engagement pour ses convictions politiques.
Sa disparition relance les questions sur l’espace réel accordé à l’opposition au Cameroun et souligne combien la dissidence politique reste un chemin semé d’obstacles et de risques.
Le regard de Com d’Afrik
Du point de vue journalistique, la mort d’Anicet Ekane rappelle que l’histoire politique camerounaise est marquée par des figures courageuses qui mettent leur vie en jeu pour défendre la démocratie et la liberté d’expression. Pour Com d’Afrik, elle met en lumière la nécessité de repenser l’environnement politique afin de garantir un espace sûr pour l’opposition, essentiel à toute démocratie vivante. La mémoire de militants comme Ekane doit inspirer un débat constructif sur la participation citoyenne et la protection des droits politiques.