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Cameroun : Issa Tchiroma Bakary et Paul Biya, un bras de fer qui s’intensifie

Depuis son exil à Yola au Nigeria, Issa Tchiroma Bakary a de nouveau lancé des accusations explosives contre le régime de Paul Biya, dénonçant ce qu’il qualifie de « terrorisme d’État ». Dans ce nouvel épisode du conflit postélectoral, l’opposant fixe un ultimatum de 48 heures pour la libération de ses partisans détenus, relançant ainsi le face-à-face tendu avec le président officiellement réélu.

Ce rappel au gouvernement intervient après plusieurs jours de silence et illustre la persistance d’une crise politique latente, où la contestation électorale ne cesse de s’exprimer malgré les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel et l’investiture de Paul Biya le 6 novembre 2025.

Le contexte reste particulièrement sensible : Issa Tchiroma Bakary revendique toujours la victoire présidentielle du 12 octobre, tandis que le pouvoir central cherche à stabiliser la situation politique et à contrôler la communication autour des tensions.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

Le cas camerounais démontre combien la légitimité électorale et la stabilité politique sont intimement liées. La stratégie d’Issa Tchiroma Bakary, basée sur la visibilité internationale et la pression médiatique depuis l’exil, vise à maintenir le débat sur la légitimité du scrutin et à mobiliser l’opinion publique.

Pour Com d’Afrik, ce face-à-face illustre aussi le risque d’enlisement politique : le recours à des ultimatums et à des accusations fortes peut durcir les positions des deux camps, rendant le dialogue quasi impossible. Dans ce contexte, la voie de la négociation inclusive et transparente reste le seul moyen d’éviter un cycle d’escalade durable, protégeant à la fois la paix civile et l’intégrité des institutions.

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