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Burkina Faso : L’Assemblée de transition dissout officiellement la CENI

Au Burkina Faso, l’Assemblée législative de transition a entériné la dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). La décision confirme un projet de loi préalablement adopté par les autorités militaires, qui critiquent la CENI comme étant « influencée par des acteurs étrangers » et « trop coûteuse ».

Créée il y a plus de vingt ans, la CENI avait supervisé l’ensemble des scrutins du pays et devait organiser l’élection prévue en 2024, marquant le retour prévu des civils au pouvoir. Cette perspective semble désormais compromise, alors que le capitaine Ibrahim Traoré a décidé de prolonger la transition militaire de cinq ans, consolidant ainsi son influence sur l’appareil politique national.

📰 Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette décision illustre plusieurs enjeux clés :

  • Centralisation du pouvoir : La dissolution de la CENI et la prolongation de la transition montrent une concentration du contrôle politique entre les mains des militaires, limitant les perspectives de réformes démocratiques immédiates.

  • Impact sur la crédibilité électorale : Privé d’une instance indépendante, le processus électoral perd en transparence et en légitimité, renforçant les doutes sur le retour effectif du pouvoir civil.

  • Enjeux de gouvernance : La critique des influences extérieures et des coûts élevés traduit une volonté de réformer le système électoral, mais elle pose la question de la confiance dans les institutions nationales.

  • Stabilité et perception internationale : Cette décision pourrait affecter la perception du Burkina Faso sur la scène internationale, notamment en termes de soutien politique et économique.

Dans ce contexte, la vigilance et la mobilisation citoyenne restent essentielles pour préserver un équilibre entre sécurité, gouvernance et perspectives démocratiques.

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