Com d'Afrik

Boualem Bensaïd : la France presse l’Algérie d’accepter son expulsion

 

Condamné à la réclusion à perpétuité pour son implication dans les attentats de 1995 à Paris, Boualem Bensaïd, aujourd’hui âgé de 57 ans, pourrait devenir libérable à partir de ce vendredi. La France a officiellement saisi les autorités algériennes pour organiser son expulsion dès la fin de sa peine de sûreté.

Bensaïd avait été reconnu coupable d’avoir posé la bombe ayant explosé le 25 juillet 1995 dans le RER B à la station Saint-Michel, une attaque qui avait fait 8 morts et 150 blessés.

🧭 Le regard de Com d’Afrik

Cette affaire met en lumière la complexité des relations diplomatiques entre la France et l’Algérie, particulièrement sur les questions de justice, de mémoire et de sécurité.

L’expulsion d’un ressortissant algérien condamné pour acte terroriste pose un double enjeu : judiciaire et politique. Pour Paris, il s’agit de montrer sa fermeté, notamment dans un contexte de lutte antiterroriste toujours sensible. Pour Alger, accepter cette expulsion reviendrait à accueillir sur son sol une figure symbole du terrorisme transnational des années 90 — un sujet encore tabou dans la mémoire collective algérienne.

Au-delà du cas Bensaïd, ce dossier rappelle combien les fractures du passé colonial et les enjeux sécuritaires contemporains s’entrelacent encore dans les relations franco-algériennes.

 

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