Alors que l’introduction en Bourse de BGFI Holding Corporation, la société mère du groupe BGFIBank, suscite de nombreuses attentes sur les marchés financiers, Henri-Claude Oyima, Président Directeur Général du groupe, a affirmé que l’ensemble du processus engagé est « irréprochable ».
Initialement programmée pour cette année, cette entrée sur les marchés est présentée comme une étape majeure vers la transparence, la modernisation de la gouvernance et l’ouverture du capital à de nouveaux investisseurs. Le groupe entend ainsi renforcer sa position sur le plan continental tout en répondant aux exigences de conformité et de performance financière.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette déclaration d’Henri-Claude Oyima intervient dans un contexte où la finance africaine cherche à gagner en crédibilité et en attractivité. En se positionnant sur les marchés financiers, BGFI Holding envoie un signal fort : celui d’un groupe prêt à jouer selon les règles du marché, avec une ambition régionale affirmée.
Mais au-delà du discours, la réussite d’une introduction en Bourse ne se mesure pas seulement à la conformité technique du processus. Elle dépend aussi de la confiance des investisseurs, de la transparence de l’information financière, de la capacité à tenir des engagements de croissance, et du respect des standards internationaux de gouvernance.
Pour le secteur bancaire africain, encore trop souvent perçu comme opaque, cette opération pourrait constituer un précédent positif — à condition qu’elle s’accompagne d’une réelle culture de redevabilité vis-à-vis du public et des marchés.