À l’occasion du Cyber Africa Forum 2025 à Cotonou, la ministre béninoise du Numérique, Aurélie Adam Zoumarou, a partagé une vision lucide et stratégique de l’avenir numérique du continent.
Elle a notamment souligné le potentiel ambivalent de l’intelligence artificielle en matière de cybersécurité :
👉 d’un côté, elle renforce les outils de détection et de protection ;
👉 de l’autre, elle offre aux cybercriminels de nouvelles capacités de nuisance de plus en plus sophistiquées.
Elle appelle également à un changement de paradigme : l’Afrique a besoin d’investisseurs qui comprennent ses réalités, ses talents, ses contraintes et ses ambitions.
🧭 Le regard de Com d’Afrik
Les propos d’Aurélie Adam Zoumarou révèlent une maturité croissante des acteurs africains dans la gouvernance du numérique. Si l’Afrique est souvent décrite comme une “terre d’opportunités”, encore faut-il que ces opportunités soient saisies par et pour les Africains.
Dans un contexte de montée en puissance de l’IA, l’enjeu pour les pays africains n’est pas seulement d’adopter la technologie, mais de la maîtriser, l’adapter, et l’encadrer éthiquement. Cela suppose des politiques publiques solides, mais aussi une relation plus équitable avec les investisseurs étrangers — qui doivent dépasser une logique purement extractive pour accompagner une innovation inclusive et durable.
Enfin, le lien entre cybersécurité et souveraineté numérique ne peut plus être ignoré : la protection des données, des infrastructures et des citoyens est désormais un pilier stratégique de toute ambition numérique africaine.