À peine quelques mois après sa nomination, Prosper Zo’o Minto’o, Directeur général de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), fait face à une contestation syndicale d’ampleur inédite.
Pour la première fois, les organisations syndicales de l’agence ont décidé de former un front commun contre la direction, révélant un climat social tendu.
Les revendications portent sur :
- les conditions de travail,
- la revalorisation salariale,
- et le manque de moyens humains et techniques.
Malgré l’annonce d’un plan ambitieux de redressement et de modernisation, les syndicats estiment que la nouvelle direction tarde à agir concrètement. Une situation qui pourrait, si elle s’envenime, perturber les opérations aériennes dans plusieurs pays membres de l’ASECNA.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette fronde syndicale met en lumière plusieurs défis majeurs :
- Un déficit de confiance : la rapidité avec laquelle les syndicats se sont unis contre la direction révèle une fracture sociale profonde.
- Un enjeu stratégique : l’ASECNA est un acteur clé de la sécurité aérienne sur un espace regroupant 17 États. Toute instabilité interne menace non seulement les opérations, mais aussi la crédibilité régionale de l’institution.
- Un test de leadership : Prosper Zo’o Minto’o devra démontrer sa capacité à dialoguer, à concilier les attentes sociales et à mettre en œuvre son plan de modernisation sans sacrifier la paix sociale.
Au-delà d’un bras de fer syndical, c’est l’avenir de la sécurité aérienne en Afrique centrale et de l’Ouest qui se joue, entre efficacité technique et équilibre social.