Le chef du parti Economic Freedom Fighters (EFF), Julius Malema, a été déclaré coupable pour avoir enfreint la législation sur les armes à feu. L’affaire remonte à 2018, lorsqu’il aurait tiré en l’air avec un fusil d’assaut lors d’un rassemblement public.
Âgé de 44 ans, Malema risque jusqu’à 15 ans de prison, bien qu’il ait déjà annoncé son intention de faire appel. Connu pour ses discours provocateurs et sa posture radicale, il reste une figure politique très clivante en Afrique du Sud.
Le regard de Com d’Afrik
Cette condamnation illustre le paradoxe de Julius Malema : à la fois leader charismatique et agitateur politique, il incarne une partie de la colère sociale et économique des populations marginalisées, tout en se heurtant aux institutions légales.
Au-delà de la sanction individuelle, l’affaire soulève des questions sur l’équilibre entre expression politique, sécurité publique et respect de la loi. Pour le paysage politique sud-africain, c’est un rappel que même les figures populaires doivent répondre de leurs actes, surtout lorsqu’ils mettent en danger la sécurité des citoyens.
Cette décision pourrait aussi influencer la dynamique électorale et la perception du EFF dans les prochaines campagnes, car elle confronte le parti à la nécessité de concilier militantisme radical et responsabilité juridique.