Com d'Afrik

Afrique centrale : Impasse sur les fonds de restauration des sites miniers et pétroliers

Les négociations entre la BEAC et les industries extractives restent au point mort. Depuis plusieurs années, les discussions butent sur le rapatriement des fonds de restauration des sites miniers et pétroliers (fonds RES) dans la zone du franc CFA.

Malgré les propositions de la BEAC et des ministres de la CEMAC, les industriels — dont ExxonMobil, Marathon Oil et Chevron — maintiennent leurs exigences, notamment concernant la levée de l’immunité juridique de la BEAC, condition jugée inacceptable par la banque centrale. Les tentatives de cogestion des fonds ont également échoué, laissant le dossier en situation de blocage total.

Cette situation intervient dans un contexte où la couverture en devises de la zone a chuté à quatre mois et demi d’importations, mettant en évidence l’urgence d’une solution durable pour protéger la stabilité monétaire et la valeur du franc CFA.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

Cette impasse illustre le dilemme entre souveraineté monétaire et intérêts des multinationales dans la sous-région. Pour Com d’Afrik, il est crucial que la BEAC maintienne sa position stratégique, car le rapatriement partiel ou total des fonds RES pourrait renforcer les réserves en devises et la résilience économique des pays membres. Mais l’absence de compromis avec les industries et la pression d’acteurs extérieurs, comme les États-Unis, montrent que ce dossier restera sensible et potentiellement conflictuel. La vigilance et la négociation politique seront déterminantes pour débloquer cette situation.

 

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