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Affaire Bongo : Ali Bongo Ondimba n’est pas visé par les poursuites

À la veille de la session criminelle spécialisée sur la délinquance économique et le grand trafic, le Procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Dr. Eddy Minang, a tenu une conférence de presse ce mercredi 29 octobre pour clarifier la situation juridique concernant les membres de la famille Bongo.

Au centre de l’attention : Sylvie Aimée Marie-Valentin Épouse Bongo, son fils Noureddine Bongo Valentin et dix autres personnes mises en cause pour des faits de délinquance économique et financière, incluant des malversations présumées liées au grand trafic.

Dr. Eddy Minang a été catégorique :

« Ali Bongo n’est pas poursuivi dans cette affaire. Les anciens Présidents de la République ne sont pas justiciables comme les autres citoyens et bénéficient de procédures spéciales. »

Ainsi, la session criminelle à venir se concentrera uniquement sur les douze inculpés officiellement désignés, et aucune extension des poursuites à l’ancien chef de l’État n’est envisagée pour le moment.

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Cette précision du Procureur général souligne un aspect particulier du système judiciaire gabonais : la protection spécifique accordée aux anciens présidents. Sur le plan journalistique et citoyen, cette situation pose plusieurs questions :

  • Transparence et perception publique : La justice doit être perçue comme équitable, et les exemptions procédurales pour les anciens dirigeants peuvent alimenter les débats sur l’impartialité.

  • Importance des procédures dédiées : Si Ali Bongo n’est pas poursuivi pour l’instant, le cadre légal prévoit des mécanismes spécifiques pour traiter d’éventuelles infractions des anciens présidents, ce qui montre que la loi ne les rend pas totalement intouchables, mais impose des étapes supplémentaires.

  • Focus sur les responsables actuels : La session criminelle permettra de mettre en lumière la responsabilité des personnes directement impliquées, renforçant le rôle dissuasif de la justice contre la délinquance économique.

En somme, cette clarification rappelle que la justice gabonaise fonctionne selon des règles distinctes pour certains acteurs politiques, mais que le combat contre la corruption et les malversations demeure au centre des priorités judiciaires.

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