Dans le cadre des efforts déployés pour améliorer l’accès à l’énergie dans les zones reculées, le ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, a supervisé la réception et la livraison de groupes électrogènes destinés aux provinces.
Cette opération vise à répondre aux besoins urgents en électricité des localités confrontées à des coupures fréquentes ou à un accès limité au réseau national. Ces équipements devraient permettre un renforcement temporaire de la fourniture d’énergie en attendant des solutions plus pérennes comme l’extension du réseau ou le développement de sources renouvelables.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
L’arrivée de groupes électrogènes dans les provinces répond à une nécessité immédiate, mais révèle aussi les limites structurelles du système énergétique national. Si ces machines peuvent soulager, à court terme, des zones en détresse énergétique, elles ne constituent pas une solution durable, ni sur le plan économique ni sur le plan environnemental.
La véritable question est donc : le Gabon a-t-il aujourd’hui une vision claire et cohérente pour assurer un accès universel à une énergie fiable, propre et abordable ?
L’enjeu va au-delà de l’électrification d’urgence. Il s’agit de repenser le modèle de production et de distribution, de favoriser les investissements dans les énergies renouvelables et de garantir l’entretien régulier des infrastructures existantes.
Le risque, sinon, est que ces groupes électrogènes deviennent des symboles coûteux d’une politique de réparation plutôt que de transformation.