Deux ans après le putsch ayant renversé Mohamed Bazoum, le général Abdourahamane Tiani fait face à un contexte sécuritaire extrêmement complexe au Niger. L’insécurité persistante et l’impatience d’une partie de l’armée et de la population créent une pression constante sur le pouvoir en place.
Pour l’aider à naviguer dans cette situation, un cercle restreint de conseillers et de fidèles – souvent qualifié de « faucons » et de souverainistes – accompagne le général dans ses décisions stratégiques, notamment en matière de sécurité et de diplomatie régionale.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette configuration illustre la fragilité des régimes post-putschistes en Afrique. La centralisation du pouvoir autour d’une garde rapprochée peut offrir un appui stratégique, mais elle comporte aussi le risque d’isolement politique et d’une perte de légitimité aux yeux de la population et des acteurs institutionnels.
Au Niger, la réussite du général Tiani dépendra de sa capacité à équilibrer le contrôle militaire avec des mesures politiques inclusives, afin de restaurer la confiance des Nigériens et de sécuriser durablement le pays dans une région marquée par la menace jihadiste.