Com d'Afrik

Projet de loi de Finances 2026 : vers une hausse des factures d’électricité pour les ménages gabonais

Le Projet de loi de Finances initiale (PLFI) 2026, arrêté à 7 232,3 milliards de FCFA, marque une hausse de 46 % par rapport à l’exercice précédent.
Pour soutenir cette ambition budgétaire, le gouvernement mise sur la digitalisation des recettes, de nouvelles taxes et un recours accru à l’endettement.

Parmi les mesures phares, figure la Contribution pour l’amélioration du cadre de vie, une taxe qui concernera tous les abonnés à l’électricité — à l’exception des détenteurs de compteurs sociaux.
Prélevée à hauteur de 9 % du montant hors taxes de la facture, cette contribution sera collectée par les distributeurs d’électricité et reversée à l’État, selon les mêmes modalités que la TVA.

Elle remplace l’ancienne Contribution pour les ordures ménagères, instaurée en 2019, et vise à élargir la base contributive tout en augmentant le rendement fiscal.
Le gouvernement prévoit une recette estimée à 8,3 milliards de FCFA en 2026, contre 5,7 milliards en 2025, grâce à une hausse de 2 % du taux de prélèvement.

Les fonds collectés seront orientés vers le financement des infrastructures urbaines, la réhabilitation des voiries, le ramassage des ordures et le curage des caniveaux, dans le cadre d’une politique de redynamisation du cadre de vie.

🟠 Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette mesure illustre la volonté du gouvernement de diversifier ses sources de revenus internes face à la pression budgétaire croissante.
Mais elle soulève aussi une question sensible : celle de l’impact social sur des ménages déjà confrontés à une hausse généralisée du coût de la vie.

Si le principe du « pollueur-payeur » et la nécessité d’un financement durable des services publics sont légitimes, la mise en œuvre de cette contribution devra s’accompagner d’une transparence accrue sur l’usage réel des fonds collectés.

Sans un suivi rigoureux et une communication claire sur les résultats obtenus — routes entretenues, quartiers assainis, villes plus propres — cette taxe risque d’être perçue comme une charge supplémentaire, plutôt qu’un investissement collectif pour un meilleur cadre de vie.

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