Sénatoriales 2025 : De la CNAMGS au Sénat, le pari risqué de l’UDB avec Christelle Nadia Koye
Com dAfrik / 1 semaine
28 octobre 2025
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Quelques semaines après avoir été évincée de la direction générale de la CNAMGS, dans un climat de suspicion lié à des irrégularités de gestion, Christelle Nadia Koye refait surface sur la scène politique.
L’ancienne directrice a en effet été investie par l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) comme candidate pour les élections sénatoriales dans le département de Mulundu (Ogooué-Lolo).
La liste officielle des candidatures, publiée le 20 octobre 2025 par la Commission des Candidatures et des Investitures (CCI) de l’UDB, a immédiatement relancé le débat sur la crédibilité des choix politiques.
Beaucoup s’interrogent : comment une personnalité récemment écartée d’un poste stratégique pour des soupçons de manquements graves peut-elle être portée à une fonction censée symboliser éthique, exemplarité et redevabilité publique ?
Ce revirement intervient à un moment où le gouvernement du Général Brice Clotaire Oligui Nguema s’efforce de rompre avec les pratiques anciennes, prônant une gouvernance ancrée dans la transparence et la moralisation de la vie publique.
Dans ce contexte, la décision de l’UDB interroge sur la cohérence entre les discours politiques et les actes concrets.
En tant que média observateur des dynamiques politiques gabonaises, Com d’Afrik note que cette nomination illustre les zones grises persistantes entre ambition politique et exigence morale.
Elle met en lumière un paradoxe bien connu dans la sphère politique africaine : celui d’une élite souvent recyclée, malgré des controverses, au nom d’équilibres partisans ou d’intérêts internes.
Au-delà du cas Koye, cette situation pose une question essentielle pour la Cinquième République :
👉 la refondation du système politique gabonais peut-elle réellement s’opérer sans une révision profonde des critères de sélection des élites ?
Les élections sénatoriales prévues les 8 et 29 novembre 2025 seront un test, non seulement pour les partis, mais aussi pour la capacité du pays à traduire les aspirations citoyennes en pratiques politiques crédibles.