Com d'Afrik

Côte d’Ivoire : une présidentielle marquée par le calme malgré l’absence des principaux opposants

Ce samedi 25 octobre, les Ivoiriens ont été appelés aux urnes pour élire leur nouveau président. Cinq candidats étaient en lice, parmi lesquels le président sortant Alassane Ouattara, qui brigue un quatrième mandat.

Malgré l’exclusion de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, principaux leaders de l’opposition, la journée de vote s’est déroulée sans incidents majeurs dans la grande majorité du pays. Les bureaux ont fermé à 18h (TU) et les opérations de dépouillement ont débuté sous la surveillance des représentants des partis et des observateurs.

Quelques incidents localisés ont été signalés dans certaines régions, notamment à Lopou, Mama et Zaguieta, mais ils n’ont pas perturbé le déroulement général du scrutin. À Yamoussoukro et Abidjan, l’ambiance a été globalement calme, parfois festive dans les zones favorables au pouvoir.

Le principal enjeu reste la participation électorale, un défi d’autant plus sensible que le taux de participation avait été de 53,9 % en 2020, et que l’absence des principaux opposants pourrait influencer l’affluence dans les bureaux de vote.

📰 Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette élection met en lumière plusieurs dynamiques clés de la vie politique ivoirienne :

  • La résilience du processus électoral : malgré les tensions et les mesures de sécurité renforcées, le scrutin s’est déroulé dans des conditions relativement calmes, ce qui témoigne d’une capacité de l’administration électorale à gérer un contexte complexe.

  • L’impact de l’exclusion des opposants : le désengagement des principaux leaders pourrait influencer le taux de participation et soulève des questions sur la représentativité du scrutin. Ce facteur pourrait avoir des conséquences sur la légitimité perçue du futur président.

  • La maturité des citoyens : les témoignages d’électeurs venus tôt voter montrent une volonté affirmée d’accomplir le devoir civique malgré les controverses et les tensions politiques.

  • Le rôle des observateurs internationaux et nationaux : la présence de missions CEDEAO-UA et des représentants de la société civile a permis de garantir un suivi impartial, essentiel pour renforcer la confiance dans le processus.

Dans ce contexte, la Côte d’Ivoire se retrouve à un carrefour démocratique, où la stabilité du pays dépend autant de l’organisation du scrutin que de l’adhésion citoyenne et de la capacité des acteurs politiques à accepter les résultats.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *