Gabon : un capital forestier colossal au cœur d’un héritage écologique mondial
Com dAfrik / 1 semaine
26 octobre 2025
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Une étude récente a révélé l’ampleur économique et environnementale du Bassin du Congo, deuxième plus vaste forêt tropicale humide de la planète, estimée à 23 200 milliards de dollars, soit près de 13 500 billions de FCFA.
Au centre de ce poumon vert mondial, le Gabon occupe une place stratégique avec un couvert forestier parmi les mieux préservés d’Afrique.
Grâce à une politique volontariste de conservation, le pays a réussi là où beaucoup échouent : ralentir la déforestation et augmenter la superficie de ses forêts.
Cette réussite, fruit d’un engagement national de longue date, s’appuie sur des mesures de gestion durable, la certification du bois et la promotion de l’écotourisme comme leviers économiques et écologiques.
🌱 Une richesse verte au service du développement durable
Les forêts gabonaises ne sont pas qu’un simple patrimoine naturel : elles représentent un capital économique vivant.
Elles contribuent à la stabilisation du climat, au stockage du carbone et à la préservation de la biodiversité, tout en offrant des perspectives économiques inédites pour les communautés locales.
Chaque année, le Gabon absorbe près de 100 millions de tonnes nettes de CO₂, soit environ trois fois ses propres émissions.
La Banque mondiale estime d’ailleurs à 75,1 milliards de dollars (45 000 milliards de FCFA) la valeur totale des services rendus par les forêts gabonaises entre 2000 et 2020, dont 99 % proviennent de la séquestration du carbone.
Ces chiffres confirment la place du Gabon comme acteur clé du développement durable en Afrique centrale, et modèle de la transition écologique à l’échelle continentale.
Pour Com d’Afrik, cette évaluation économique inédite des forêts du Bassin du Congo replace le Gabon au cœur d’un enjeu mondial : faire de la nature un levier de prospérité équitable.
Si les politiques publiques ont jusqu’ici permis une gestion exemplaire des écosystèmes, le véritable défi reste la valorisation de cette richesse verte au profit des populations locales.
Le pays doit désormais transformer cette manne naturelle en moteur de croissance inclusive : développement de filières vertes, création d’emplois durables, éducation environnementale et gestion communautaire des ressources.
Cette équation – entre protection et profit – sera la clé d’un nouveau modèle économique gabonais, où l’écologie devient non plus une contrainte, mais un pilier de souveraineté et de développement.