Com d'Afrik

Oligui Nguema ordonne des audits au cœur des régies financières : vers une gouvernance plus intègre

Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé le 23 octobre 2025 une séance de travail stratégique réunissant les plus hautes autorités judiciaires du pays.
Autour de la table : le Procureur Général près la Cour d’Appel de Libreville, Eddy Minang, le Premier Président de la Cour des Comptes, Alex Euv Moutsiangou, ainsi que plusieurs ministres clés, dont ceux de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense nationale.

Au centre des échanges : la volonté affirmée du Chef de l’État de consolider la transparence et la redevabilité au sein de l’administration publique.
En réaffirmant le principe de “Tolérance zéro dans la Vᵉ République”, Brice Oligui Nguema a ordonné l’ouverture immédiate d’enquêtes et d’audits approfondis dans toutes les régies financières du pays.
Une décision qui marque une nouvelle étape dans la lutte contre la corruption et l’impunité administrative.

💡 Une nouvelle dynamique pour la transparence publique

Cette initiative intervient dans un contexte où la population gabonaise réclame plus d’intégrité, d’équité et de justice dans la gestion des fonds publics.
Quelques semaines plus tôt, lors de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, le Président avait déjà exhorté les acteurs du système judiciaire à restaurer la confiance des citoyens en agissant avec rigueur et loyauté.

Ces nouvelles orientations traduisent la volonté du pouvoir exécutif de restructurer l’appareil étatique autour de principes clairs : efficacité, transparence et exemplarité.

📰 Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette annonce traduit bien plus qu’une opération de contrôle administratif — elle s’inscrit dans une dynamique de refondation morale et institutionnelle.
Les audits annoncés, s’ils sont menés avec indépendance et rigueur, pourraient redéfinir la relation entre l’État et le citoyen, longtemps affaiblie par la perception d’une justice à deux vitesses et d’une gestion opaque des ressources publiques.

Cependant, la réussite d’une telle réforme dépendra de deux leviers essentiels : la volonté politique de sanctionner sans distinction et la capacité du système judiciaire à agir sans interférence.
En d’autres termes, la “tolérance zéro” ne prendra tout son sens que si elle s’accompagne d’une justice crédible, cohérente et visible.

Le défi est donc clair : passer de l’annonce à l’action.
Et si cette démarche aboutit, elle pourrait bien marquer le début d’une ère nouvelle pour la gouvernance publique au Gabon — celle où la transparence ne serait plus un slogan, mais une pratique quotidienne.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *