Burkina Faso : la justice sous pression sous la junte d’Ibrahim Traoré
Com dAfrik / 2 semaines
24 octobre 2025
0
Au Burkina Faso, la justice semble de plus en plus ciblée par la junte dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré. Révocations, sanctions et désormais enlèvements de magistrats témoignent d’une volonté de contrôler l’appareil judiciaire.
Le 20 octobre 2025, l’enlèvement de Jean-Jacques Ouédraogo, ancien avocat général près la Cour d’appel, illustre cette pression croissante sur les magistrats. Ces actions s’inscrivent dans une série de disparitions et d’arrestations arbitraires, laissant craindre une purge au sein de la magistrature.
Pour Com d’Afrik, cette situation traduit une fragilisation inquiétante des institutions judiciaires, pilier essentiel de l’État de droit.
Contrôler ou intimider la justice peut permettre à la junte de maîtriser la scène politique à court terme, mais cela risque de miner durablement la confiance des citoyens dans les institutions et d’affaiblir la stabilité nationale.
La protection de l’indépendance judiciaire reste un enjeu central pour garantir un équilibre des pouvoirs et prévenir une dérive autoritaire. Sans garanties sur la sécurité et l’autonomie des magistrats, la gouvernance et la crédibilité de l’État burkinabè restent profondément menacées.