Fonction publique : l’État durcit le ton contre plus de 10 000 agents non régularisés
Com dAfrik / 1 semaine
24 octobre 2025
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Le Ministère de l’Économie, dirigé par Henri-Claude Oyima, a annoncé un ultime délai de deux semaines accordé aux 10 049 agents publics dont les fiches budgétaires n’ont pas encore été mises à jour dans le cadre de l’opération de nettoyage de la masse salariale.
Lancée pour assainir la base de données de la fonction publique, cette initiative vise à éliminer les doublons et identifier les agents fictifs qui contribuent depuis des années à gonfler injustement les dépenses publiques.
Selon les données communiquées, 103 017 fiches ont déjà été vérifiées sur les 113 066 attendues. Les fonctionnaires concernés sont invités à régulariser leur situation administrative dans les plus brefs délais, en se présentant auprès de leurs directions respectives avec les documents requis.
Au-delà de cette période de grâce, les salaires des agents non régularisés seront suspendus à titre conservatoire, conformément aux directives gouvernementales.
Le gouvernement entend ainsi renforcer la transparence, mieux maîtriser la masse salariale et garantir une utilisation rigoureuse des fonds publics.
La liste des agents concernés est disponible sur le site officiel : 👉 www.esolde.ga
Pour Com d’Afrik, cette opération traduit la volonté du gouvernement de restaurer la discipline budgétaire au sein de l’administration publique.
Mais elle met aussi en lumière l’ampleur d’un problème structurel : la gestion souvent archaïque et fragmentée des ressources humaines de l’État.
La présence de milliers d’agents sans fiches budgétaires à jour révèle un manque criant de coordination entre les ministères et un système de suivi encore défaillant.
Si la suspension de salaires peut paraître sévère, elle apparaît aussi comme un signal fort contre la complaisance administrative et les dérives financières.
Toutefois, le succès de cette réforme dépendra de la transparence du processus, de la capacité de communication de l’État et du traitement équitable des dossiers.
L’objectif final ne doit pas être la sanction pour elle-même, mais la reconstruction d’une fonction publique plus crédible, performante et responsable.