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Secteur minier : Gilles Nembe plaide pour un budget renforcé de 68 milliards FCFA en 2026

Le Ministre des Mines et des Ressources Géologiques, Gilles Nembe, a défendu, le 21 octobre 2025, devant la Commission des Finances de l’Assemblée nationale de la Transition, une hausse sans précédent du budget alloué à son département.

Le projet de loi de finances 2026 prévoit en effet une enveloppe de 68,12 milliards de FCFA, contre seulement 4,56 milliards en 2025 — soit une augmentation de 63,56 milliards de FCFA.

Une progression spectaculaire que le ministre justifie par la volonté de faire du secteur minier un pilier du développement durable, capable de générer des emplois qualifiés, d’attirer les investissements étrangers et de mieux valoriser les ressources naturelles nationales.

Parmi les actions phares annoncées pour 2026 :

  • La découverte de nouveaux gisements au-delà du manganèse et du fer ;

  • L’augmentation de la production de manganèse et d’or ;

  • La mise en œuvre de sept textes d’application de la loi minière ;

  • La réalisation de 244 missions de contrôle auprès des opérateurs ;

  • L’évaluation des ressources aurifères sur plusieurs permis (Koumba, Eteke, Minkebe, Konossoville) ;

  • L’interconnexion de quatre services ministériels et l’archivage complet des dossiers du personnel.

Des incitations fiscales et des mesures d’appui à la recherche et à la formation devraient accompagner cette dynamique, dans l’optique d’une meilleure transformation locale des ressources extraites.

📰 Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette demande budgétaire marque un tournant stratégique dans la gestion du secteur minier gabonais.
Longtemps dépendant des fluctuations des cours mondiaux et du poids de quelques opérateurs étrangers, le pays semble aujourd’hui vouloir reprendre le contrôle de sa richesse minérale.

Cette montée en puissance budgétaire pourrait traduire une ambition légitime : diversifier la production, renforcer la traçabilité et maximiser la valeur ajoutée locale.
Cependant, elle soulève aussi des interrogations sur la gouvernance et la capacité d’exécution des projets annoncés.

L’expérience montre que la réussite d’une telle stratégie dépend moins des montants alloués que de la rigueur dans la mise en œuvre : transparence dans les appels d’offres, efficacité administrative, et suivi rigoureux des investissements.

Si cette impulsion se traduit en actions concrètes, le Gabon pourrait enfin faire de son potentiel minier un moteur durable de croissance et de souveraineté économique.

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