Com d'Afrik

AFRIQUE : Le manque d’investissements freine la modernisation du continent

Sous le poids combiné des crises sanitaires, géopolitiques et économiques, l’Afrique accuse un déficit annuel estimé à plus de 100 milliards de dollars pour le financement de ses infrastructures.
À l’occasion des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Washington, plusieurs ministres africains des Finances ont tiré la sonnette d’alarme.
Ils ont appelé à un moratoire sur la dette et à des mécanismes de financement plus flexibles, afin de préserver les budgets dédiés aux secteurs sociaux essentiels, notamment la santé et l’éducation.
Faute d’un soutien financier accru, les dirigeants africains redoutent un ralentissement durable de la transformation économique, énergétique et technologique du continent.

👁️ Le regard de Com d’Afrik

Cette situation met en lumière la double dépendance structurelle du continent : d’une part à l’égard des financements extérieurs, et d’autre part face aux fluctuations économiques mondiales.
Si les appels à l’allégement de la dette se multiplient, ils traduisent aussi une urgence de repenser le modèle de développement africain.
Plus qu’une question de liquidités, c’est une question de souveraineté économique et de priorisation stratégique : comment bâtir des infrastructures résilientes sans rester prisonnier des cycles d’endettement ?
Pour Com d’Afrik, le véritable enjeu réside dans la capacité des États africains à mobiliser des ressources internes et à instaurer une coopération régionale forte, afin de transformer la vulnérabilité financière en levier de croissance durable.

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