Présidentielle au Cameroun : entre incertitude, rumeurs et attente d’un verdict officiel
Com dAfrik / 2 semaines
22 octobre 2025
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Alors que le Cameroun retient son souffle après le scrutin du 12 octobre 2025, les résultats officiels de la présidentielle se font toujours attendre.
Dans l’intervalle, les réseaux sociaux et certains médias bruissent de chiffres présentés comme issus de la Commission nationale de recensement des votes, sans validation officielle.
Depuis le 17 octobre, ladite Commission est réunie au Palais des congrès de Yaoundé pour finaliser la compilation et la vérification des procès-verbaux électoraux.
Selon plusieurs sources médiatiques, dont Jeune Afrique, les travaux auraient pris fin ce 20 octobre, laissant filtrer des estimations plaçant Paul Biya, président sortant et candidat du RDPC, en tête devant Issa Tchiroma Bakary, son ancien ministre.
Cependant, aucune proclamation officielle n’a encore été faite par le Conseil constitutionnel, seul habilité à valider les résultats définitifs.
Cette attente alimente un climat de tension politique et de vigilance citoyenne, dans un pays où chaque élection présidentielle réveille le débat sur la transparence du processus électoral.
En tant que média panafricain, Com d’Afrik observe dans cette situation une double réalité : celle d’un peuple en attente de vérité démocratique et celle d’un système électoral confronté à un déficit de confiance.
Le Cameroun, à l’image de plusieurs États africains en période post-électorale, se retrouve à la croisée des chemins entre stabilité institutionnelle et exigence de transparence.
La diffusion non encadrée de résultats “officieux” sur les réseaux sociaux illustre à la fois la soif d’information du public et les limites de la communication institutionnelle, souvent jugée trop lente ou opaque.
Pour éviter l’escalade des tensions, il est impératif que les autorités privilégient la clarté, la rapidité et la crédibilité dans la publication des résultats finaux.
Car dans un monde connecté, le silence officiel nourrit les rumeurs, et ces rumeurs peuvent, à terme, fragiliser la cohésion nationale.