USTM : des conditions d’hébergement indignes pour la jeunesse universitaire gabonaise
Com dAfrik / 2 semaines
20 octobre 2025
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À l’aube de l’année académique 2025-2026, les étudiants de l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme.
Entre logements surpeuplés, infrastructures défaillantes et conditions de vie dégradées, leur quotidien est devenu un véritable parcours du combattant.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur le campus, certains étudiants seraient entassés à 9 voire 12 par chambre, dans des espaces initialement prévus pour quatre occupants.
« Dans le bâtiment M, nous dormons les uns sur les autres, comme des sardines », confie un étudiant, exaspéré par l’absence de solutions durables.
Malgré les tentatives du Centre national des œuvres universitaires (CNOU) pour accueillir les nouveaux arrivants, la saturation reste totale. Les infrastructures, insuffisantes depuis plusieurs années, peinent à suivre l’augmentation constante du nombre d’inscrits, désormais estimé à plus de 5 000 étudiants.
À ces difficultés s’ajoutent la fermeture du restaurant universitaire, le blocage du site d’inscription en ligne, et les retards de paiement des bourses. Une accumulation de problèmes qui a poussé les étudiants à entamer un mouvement de grève illimitée depuis le 14 octobre 2025, appelant à une réaction urgente du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Au-delà d’un simple malaise estudiantin, Com d’Afrik y voit le symptôme d’un système éducatif en souffrance, où la jeunesse, pourtant moteur de développement, évolue dans des conditions qui compromettent ses ambitions.
L’USTM, symbole d’excellence scientifique gabonaise, semble aujourd’hui prisonnière de ses propres limites structurelles. La vétusté des logements, la faiblesse des infrastructures et la précarité sociale des étudiants révèlent une crise silencieuse, celle d’une génération en quête de dignité.
Cette situation interroge : comment former les ingénieurs, chercheurs et cadres de demain dans de telles conditions ?
L’université, censée être un espace d’épanouissement intellectuel, se transforme ici en terrain de survie, où l’énergie des jeunes se consume entre frustrations et désillusion.
Pour Com d’Afrik, il est temps d’ouvrir un débat national sur la condition étudiante, incluant :
un audit des infrastructures universitaires,
une réforme de la politique des bourses,
et un plan d’urgence pour le logement étudiant, à la hauteur des ambitions du pays.
Garantir aux étudiants des conditions dignes, c’est investir dans l’avenir du Gabon. Et cet avenir commence par l’écoute et l’action.