Le Sénégal est confronté à une épidémie de fièvre de la vallée du Rift, une maladie virale transmissible à la fois à l’homme et aux animaux.
Depuis le 20 septembre, le ministère de la Santé a enregistré 171 cas confirmés, dont 20 décès. Parmi les personnes infectées, 128 sont déjà rétablies.
La région de Saint-Louis, au nord du pays, demeure l’épicentre avec 159 cas recensés, tandis que quatre régions sur quatorze sont désormais touchées.
Si l’impact sur le cheptel n’a pas encore été précisé, les autorités appellent à une vigilance renforcée, notamment pour les populations rurales et les éleveurs régulièrement exposés au bétail.
La fièvre de la vallée du Rift provoque chez l’humain fièvre, douleurs abdominales, vomissements et saignements, tandis que les animaux présentent des symptômes hémorragiques et respiratoires pouvant entraîner de lourdes pertes.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
Au-delà des chiffres, cette épidémie révèle les défis persistants des systèmes de santé publique africains face aux maladies zoonotiques, souvent sous-estimées jusqu’à ce qu’elles franchissent la barrière entre l’animal et l’homme.
La situation au Sénégal rappelle l’importance d’une surveillance épidémiologique coordonnée entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale — un principe clé de l’approche « One Health ».
Cette crise souligne aussi la vulnérabilité des zones rurales, où les pratiques d’élevage et le manque d’accès à l’information sanitaire amplifient les risques de propagation.
Face à cette menace, la réactivité du gouvernement sénégalais et la coopération régionale seront déterminantes pour éviter une extension de la maladie vers d’autres pays du Sahel.
Le combat contre la fièvre de la vallée du Rift n’est pas seulement médical — il est aussi social, économique et environnemental.