Le climat médiatique gabonais connaît une nouvelle zone de turbulence après l’arrestation de Harold Leckat, directeur de publication du média en ligne Gabon Media Time (GMT), survenue mercredi soir aux alentours de 19h.
Depuis, le journaliste est privé de liberté, sans qu’aucune motivation officielle de cette interpellation n’ait été communiquée par les autorités.
Cette situation a suscité une vague de réactions dans la société civile, au sein de la communauté journalistique et parmi les défenseurs des droits humains, qui dénoncent une atteinte à la liberté d’informer et appellent à sa libération immédiate.
L’affaire soulève des inquiétudes sur la protection des acteurs de la presse et la place du journalisme indépendant dans le nouvel élan politique du pays.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
L’arrestation de Harold Leckat intervient dans un contexte où le Gabon affiche sa volonté de refonder ses institutions et de restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.
Or, la liberté de la presse demeure l’un des piliers essentiels de toute démocratie crédible.
En l’absence d’informations claires sur les raisons de cette interpellation, le doute et la méfiance s’installent, risquant d’éroder les efforts entrepris en matière de gouvernance et de transparence.
Cette affaire doit inviter à une réflexion nationale sur la place du journalisme dans la transition en cours : informer ne doit pas être un crime, et protéger la presse, c’est protéger la démocratie.
La gestion de ce dossier sera observée de près, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, comme un test de maturité institutionnelle et politique pour les autorités gabonaises.