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Maroc : Deux journalistes français condamnés pour tentative d’extorsion envers le Roi Mohammed VI

La Cour d’appel de Paris a confirmé la culpabilité des journalistes français Catherine Graciet et Éric Laurent, tout en allégeant leurs peines.
Les deux auteurs ont été condamnés respectivement à dix et douze mois de prison avec sursis, ainsi qu’à 5 000 euros d’amende chacun, pour avoir tenté, en 2015, d’obtenir de l’argent en échange de la non-publication d’un ouvrage jugé compromettant pour le Roi du Maroc, Mohammed VI.

Les faits remontent à une rencontre enregistrée par un représentant du Maroc, au cours de laquelle les deux journalistes auraient réclamé plusieurs millions d’euros afin de ne pas diffuser le manuscrit.
Cette affaire, très médiatisée, avait dès l’origine suscité un large débat autour des limites du journalisme d’investigation et de la déontologie dans les relations entre presse et pouvoir politique.

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Au-delà du verdict judiciaire, ce dossier met en lumière une frontière délicate entre liberté de la presse et responsabilité éthique.
Le jugement rendu par la justice française rappelle que la crédibilité du journalisme repose avant tout sur l’intégrité morale de ceux qui l’exercent.
Dans un contexte mondial où la presse revendique son indépendance face aux pouvoirs politiques, ce type d’affaire fragilise la confiance du public et donne matière à ceux qui cherchent à discréditer les médias.

Pour le Maroc, cette décision constitue une victoire symbolique sur le terrain diplomatique et judiciaire, renforçant l’image d’un État déterminé à défendre la dignité de ses institutions face à toute tentative de manipulation.
Mais elle interroge aussi sur la relation complexe entre le pouvoir et la presse — un équilibre toujours précaire entre transparence, influence et intérêts croisés.

 

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