À peine 24 heures après le scrutin présidentiel, le climat politique au Cameroun se tend. Le Front des Démocrates Camerounais (FDC), parti d’opposition ayant soutenu Hiram Eyodi, annonce, sur la base de ses propres compilations, que le président sortant Paul Biya est « largement en tête ».
Denis Emilien Atangana, président du FDC, a confirmé cette position, se désolidarisant de son propre candidat, et a appelé à respecter la légalité dans la publication des résultats officiels.
Le Conseil constitutionnel a jusqu’au 26 octobre pour proclamer ces résultats, tandis qu’une partie de l’opposition, dont Serge Espoir Matomba et Cabral Libii, rejoint l’appel à la retenue et au respect des procédures.
Cette situation révèle les profondes divisions internes au sein de l’opposition, confrontée à un pouvoir solidement établi depuis plus de quatre décennies.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
La reconnaissance partielle de la victoire de Paul Biya par certains acteurs de l’opposition illustre la complexité de l’échiquier politique camerounais. Com d’Afrik souligne que ces fractures internes affaiblissent la capacité de contestation politique et mettent en évidence la longue implantation du pouvoir sortant.
Pour que la démocratie camerounaise se renforce, il sera essentiel que les partis politiques concilient transparence, unité et dialogue, afin de restaurer la confiance des citoyens dans le processus électoral.