Selon plusieurs sources locales relayées par l’AFP le 13 octobre 2025, trois magistrats de la Cour d’appel de Ouagadougou ainsi que deux journalistes de la presse privée ont été enlevés ou portés disparus, suscitant une vive inquiétude dans les milieux judiciaires et médiatiques.
Ces derniers mois, des cas similaires ont été signalés : journalistes, leaders de la société civile et proches d’opposants politiques avaient été interpellés ou mobilisés de force, avant d’être relâchés.
Cette fois, les arrestations se seraient produites au sein même des rédactions, un fait inédit qui nourrit la crainte d’une escalade de la répression contre la presse et le système judiciaire.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
Ces événements mettent en lumière la fragilité de l’État de droit au Burkina Faso et les risques croissants pour les acteurs de la justice et de l’information.
Com d’Afrik souligne que la protection des journalistes et magistrats est un indicateur clé de la démocratie et de la liberté d’expression. L’ampleur de ces disparitions pose la question de la sécurité des institutions et de l’indépendance des médias dans un contexte politique tendu.
La vigilance internationale et les mécanismes de dialogue national apparaissent désormais essentiels pour prévenir l’escalade et protéger les droits fondamentaux.